5 conseils pour coudre sa robe de mariée

5 conseils pour coudre sa robe de mariée
27/06/2022 Cami

Aujourd’hui je partage mes conseils pour coudre sa propre robe de mariée. C’est un sujet que je maîtrise un peu car je suis passée par là il y a quelques années ! Depuis, j’ai pris du recul et réfléchi à quelques conseils que je me serais donnés avant de commencer ce projet complexe et intense. Car je ne vais pas vous mentir, j’ai un peu galéré !! Mais si comme pour moi c’est un projet qui vous tient à coeur et que vous souhaitez le mener à bien avec le moins de prise de tête possible, mes 5 conseils vous seront utiles.

1. Essayer des robes de mariée

C’est très important de se projeter dans sa future robe de mariée, mais quand on décide de se la coudre, on ne peut essayer la robe terminée qu’à la fin (quasiment). Donc avant de décider quel modèle coudre et bien sûr avant de coudre, faites des essayages de robes de mariée ! Mais pas que ! Essayez aussi des robes qui ne sont pas des robes de mariée.

Source d’inspiration

Tout d’abord aller voir des robes finies sur soi peut aider à se décider sur le design. Est-ce que vous vous trouvez mieux dans une robe avec des manches, une robe bustier, une robe volumineuse ou une robe avec traîne ? Certaines d’entre vous avez peut être déjà une idée précise de ce que vous voulez, mais ce n’était pas mon cas, et essayer quelques robes m’a beaucoup aidé.

Voici quelques robes qui m’ont inspirées pour mon design :

Phase d’observation

Profitez de l’occasion pour observer les détails, formes, et volumes qui vous plaisent et mettent en valeur votre morphologie. Regardez aussi les tissus utilisés et ce qu’ils apportent à la robe. Prenez plein de photos et notez ce qui vous plaît. N’hésitez pas à demander aux vendeur.ses quel est tel ou tel tissu.

Have fun !

Enfin, faites vous plaisir ! Essayez aussi des robes que vous ne pourrez jamais vous coudre ! Attention à ne pas tomber raide dingue d’une robe impossible à réaliser vous-même… Non vous ne pourrez pas reproduire en tout point la robe de designer que vous avez essayée. Mais vous pouvez vous en inspirer.

J’avais essayé cette robe de « princesse » pour faire plaisir à ma mère mais ce n’était pas mon style.

2. Choisir son modèle de robe de mariée

Faire un tableau d’inspirations sur Pinterest

Si vous n’avez pas commencé votre tableau Pinterest de robes de mariée des années avant votre demande en mariage, vous pouvez vous en créer un dès maintenant. Tout d’abord ajoutez tout ce qui vous plait, puis ne gardez ensuite qu’un nombre limité d’inspirations pour ne pas vous éparpiller. J’ai trouvé que c’était un outil très utile pour conserver mes inspirations au même endroit et y revenir quand je me sentais égarée dans mes idées.

Voici mon tableau Pinterest de l’époque : https://pin.it/2mOT3ND

Les patrons de robes de mariée

Si vous ne comptez pas créer votre propre patron de robe, il vous faudra acheter un ou plusieurs patrons pour réaliser votre robe. Par conséquent, cherchez les patrons de robes disponibles. Par exemple, allez fouiller le site The Fold Line qui recense de nombreux patrons disponibles. Comme pour les essayages, ne vous arrêtez pas seulement aux patrons de robes de mariée qui sont en nombre limité. C’est avant tout le tissu qui fait une robe de mariée donc regardez tous les patrons de robes. Cette étape, ça peut être la douche froide, car les photos qui accompagnent la plupart des patrons ne donnent pas forcément envie, ou alors on a du mal à se projeter dedans… Mais faites vous confiance, et ne vous arrêtez pas aux photos : regardez plutôt les dessins techniques, neutres de choix stylistique.

Le dessin de sa robe de mariée

Maintenant que vous vous êtes fait plaisir sur les essayages, que vous avez vos inspirations sur Pinterest et que vous avez découvert ce qui se faisait en patrons, vous devriez en savoir un peu plus ce que vous voulez/pouvez faire.

Il est temps de prendre votre crayon et de dessiner la robe de vos rêves ! Ce n’est pas grave si vous ne savez pas dessiner, l’idée n’est pas de faire un joli dessin mais de visualiser les détails de votre robe. Dessinez une, deux, trois, autant de robes que vous le voulez en variant les détails que vous aimez : par exemple, dessinez la même robe avec des manches ballon, puis avec des manches en cloches. Cela vous permettra de vous arrêter sur celle qui vous plait le plus.

À la fin, il est important de s’arrêter sur un seul modèle ! Changer de design en cours de route peut arriver, mais il vaut mieux éviter, car c’est simplement fatiguant d’hésiter. (J’ai changé 2 fois d’idée en cours de projet donc je sais de quoi je parle…)

Voici le dessin du 2ème design qui ne s’est pas concrétisé :

3. Choisir son tissu de robe de mariée

Quel tissu choisir ?

Le choix du tissu va main dans la main avec le choix du modèle. C’est le tissu qui fait la forme et le tombé de la robe. Une mousseline a des propriété complètement différentes d’un tulle. Profitez de l’essayage de robes de mariée pour toucher, observer le tombé, le poids des tissus utilisés dans des robes de boutique.

Voici quelques tissus utilisés pour la confection de robe de mariée et ce pourquoi ils sont utilisés :

  • le satin de soie : il a une surface satinée (brillante), il est opaque, plus ou moins lourd (le satin duchesse est lourd par exemple) et a plus ou moins de tombé en fonction de son poids. Il peut être utilisé pour le buste et la jupe tel quel ou comme une doublure sous une mousseline.
  • la mousseline de soie : très légère, vaporeuse et assez transparente, la mousseline est très fluide. Peut être utilisée pour sa transparence, avec une doublure sur le buste et la jupe, ou sans doublure pour le dos et les manches par exemple.
  • le tulle : il est transparent et malgré sa légèreté, il peut apporter du volume. Il peut être utilisé pour la coquille du buste, sur lequel on peut broder des motifs par exemple. Il est souvent utilisé pour la jupe ou le jupon pour créer du volume.
  • organza de soie : il est transparent et assez rigide. Il peut être utilisé pour des manches volumineuses ou pour apporter de la rigidité à une pièce. Par exemple, j’ai utilisé de l’organza de soie comme un entoilage/une triplure dans mon buste, pour apporter de la rigidité à la partie opaque. Je l’ai aussi utilisé pour finir mes coutures intérieures.

Comment s’y prendre ?

Je conseille deux passages en boutique de tissus minimum pour l’achat de son tissu de robe de mariée : faites un premier passage en magasin avant le choix du modèle, posez des questions aux vendeur.ses et demandez des échantillons des tissus que vous aimez si c’est possible. Cela vous permettra d’affiner votre design de robe de mariée. Puis un deuxième passage sera bien sûr nécessaire une fois le design de la robe fixé et le métrage calculé pour faire l’achat. Lors de l’achat, regardez bien si le tissu n’a pas de défaut, surtout s’il est blanc ! Et enfin, n’oubliez pas la mercerie.

Quel métrage ?

Si vous avez un patron, référez-vous aux instructions. Si vous faites votre propre patron, l’idéal est d’avoir les pièces de patron déjà découpées et de se faire un plan de découpe sur le sol avec vos pièces positionnées sur 1,45m de largeur. Comptez plus de tissu dans le calcul au cas où. Et si vous n’avez pas encore fini votre patron (ce qui était mon cas) il va falloir calculer de tête combien de mètres il vous faudra acheter. Attention à penser au nombre de couches dans le calcul.

Pré-lavage du tissu de robe de mariée ?

C’est une question que je me suis posée. En couture on répète souvent qu’il faut pré-laver son tissu pour éviter tout rétrécissement lors des lavages une fois le vêtement cousu. Mais qu’en est-il des tissus délicats de robes de mariée, qui ne passe évidemment pas en machine ?

Dans la boutique de tissus la vendeuse m’avait dit que bien sûr il faut faire pré-laver en nettoyage à sec. J’étais donc passée dans différents pressings pour voir comment ça se passait, et aucun ne comprenait pourquoi je voulais pré-laver mon tissu qui n’était pas tâché…seulement un pressing avait accepté de pré-laver mon tissu et m’avait fait un devis de £150 pour mes 12mètres de soie. Finalement j’ai décidé de ne pas faire le nettoyage à sec pour les raisons suivantes :

  • Tout d’abord, le tissu était immaculé, il n’y avait aucune tâche.
  • Ensuite, il n’y avait aucune raison que j’emmène ma robe cousue au pressing avant le jour J si je faisais bien attention : à bien me laver les mains et bien nettoyer mes outils (table de découpe, bureau, ciseaux) avant la découpe et la couture, et à essayer la robe le moins de fois possible et ce sans maquillage.
  • En plus, j’allais de toute façon repasser le tissu avant la découpe avec un peu de vapeur et à faible température pour faire ce que le pré-lavage permet de faire, c’est-à-dire pré-rétrécir le tissu. Pour ce faire, j’avais bien testé mon fer sur des échantillons !!
  • Finalement, il y avait aussi le côté financier…qui a participé au choix de me coudre ma propre robe de mariée.

Je ne sais pas si c’était un choix sage, mais heureusement je n’ai pas eu de problème sans pré-lavage.

4. Apprendre des techniques de couture

Coudre sa propre robe de mariée demande un peu de technique, vous devez vous en douter. Ne paniquez pas, analysez, décortiquez, repérez les différentes techniques nécessaires pour coudre votre robe. Couture d’un bustier ? Couture de tissus délicats ? Finition avec couture anglaise ? Broderie ? Couture d’un tissu à sequins ? Ourlet roulotté ?

Faites une liste de tout ce qui vous attend et faites le point sur ce que vous savez faire ou ne pas faire. Certaines techniques s’apprennent facilement sur des tutos Youtube ou des articles blogs, mais certaines sont un peu plus poussées et nécessitent un cours payant. Les livres sont aussi une grande source de savoir pour coudre sa robe de mariée, ne négligez pas un passage à la librairie !

Personnellement j’ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas avant de faire ma robe, grâce à Youtube et les blogs de couture. Je n’ai pas pris de cours de couture pour l’occasion mais je l’aurais fait par exemple si j’avais du faire un bustier, pour être certaine de réussir le mien. Quant aux livres, j’ai utilisé quelques techniques incluses dans celui-ci (en anglais) :

Cependant c’est en cousant que l’on apprend vraiment à coudre, ce qui m’amène au conseil suivant.

5. Coudre sa robe en plusieurs exemplaires

C’est véridique, j’ai appris encore plus en cousant ma robe de mariée qu’en lisant ou en regardant des tutos. Tout d’abord en cousant des toiles (brouillons du vêtement final), et ensuite en m’entraînant sur des échantillons de tissus.

Tester le fit

Comme pour la couture de tout vêtement, coudre sa robe de mariée nécessite au moins une toile. Et c’est un grand minimum ! J’ai  cousu au moins 4 toiles avant de coudre ma robe dans le tissu final. Dans mon cas, c’est parce que j’ai changé le design de la robe plusieurs fois en cours de route…à la fin du compte, je suis heureuse du résultat mais sur le coup, je ne savais vraiment pas ce que je faisais. Jusqu’à la fin, je ne savais pas quelle longueur j’allais couper, donc comme le dit le conseil numéro 3 dans le choix du modèle, fixez votre modèle le plus tôt possible.

Par ailleurs, ne cousez pas forcément l’intégralité de la robe ni de belles finitions sur chaque toile. Utilisez les toiles simplement pour voir comment taille le patron sur vous, comment tombe le tissu, et pour faire des ajustements sur le patron. Par exemple, vous pouvez faire plusieurs toiles du top de la robe sans faire la jupe pour seulement tester comment taille le top.

Pour mes toiles, j’ai utilisé un tissu similaire en poids au tissu de la robe de mariée, mais en polyester, car beaucoup moins cher. Faire des toiles ça demande évidemment un peu de tissu en plus !

Ici j’avais fait une toile complète de la robe, en suivant le premier design que j’avais en tête, avec un dos ouvert et blousant.

S’entraîner sur des échantillons

Pour vous entraîner sur les finitions, ourlet roulotté, finition au biais, etc, utilisez des échantillons de votre tissu final. Testez les réglages de votre machine, essayez différentes techniques (à la main, à la machine).

Finalement, je suis sûre qu’en cousant ma robe une 5ème fois, elle aurait été encore plus belle et mieux finie. Mais l’idée n’étant pas de se dégoûter de la couture, il faut s’arrêter et accepter les petits défauts de son ouvrage et que le temps est limité. Le fait-main peut comporter des imperfections et c’est beau comme ça.

Vous l’aurez compris, coudre sa robe de mariée est un projet qui requiert beaucoup de patience et de persévérance. Mais si vous y tenez, allez jusqu’au bout, vous ne le regretterai pas.

Comments (2)

  1. Léa 2 mois ll y a

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant. J’adore le rendu de votre jupe. Quels tissus avez-vous utilisé ? et combien de couches de doublure avez-vous réalisé ?
    Merci

    • Auteur
      Cami 2 mois ll y a

      Bonjour,
      Merci ! Une couche de satin de soie assez fin pour la doublure, et une couche de mousseline de soie au dessus. C’est une jupe cercle et avec l’ourlet roulotté, on a l’impression d’avoir plus de couches mais il n’y en a que 2 en tout.

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.

Restons en contact